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Extrait du corrigé : Ces personnes, ce sont celle qui possède la vertu de l'équité, qui est une vertu plus haute que celle de la justice. Elles sont capables de se placer au-dessus des lois pour en juger la légitimité. l Le « droit de résistance », si on peut encore parler de droit de résistance dans une telle situation, qui est en réalité parfaitement réglée par la loi, serait donc limitée à quelques personnes, et non ouvert à tous les citoyens. l Mais n'y a-t-il pas un droit de résistance offert au citoyen dans un sens beaucoup plus fort ? l Le livre III de l'Éthique à Nicomaque peut nous éclairer sur ce point. Dans le cadre d'une réflexion sur les actions volontaires ou involontaires, qui doit permettre de déterminer qui doit être récompensé et qui doit être blâmé, Aristote prend l'exemple d'un tyran qui menacerait de tuer toute la famille de quelqu'un s'il ne commet pas l'acte injuste que le tyran veut lui faire commettre. l On se situe bien dans un cas où la légalité est du côté du tyran, et donc où il s'agirait de résister au nom de valeurs plus hautes. l Or, Aristote nous fait comprendre que celui qui choisit d'obéir au tyran est responsable de l'acte injuste qu'il commet, car il aurait pu --- et aurait dû --- ne pas commettre cet acte. l On peut donc en conclure qu'il aurait dû résister au tyran. Conclusion : Il n'est pas possible de répondre de manière directe à la question qui nous est posée : on ne peut pas dire que, dans le cas général, le citoyen peut se prévaloir d'un droit de résistance, au nom d'une légitimité d'un ordre supérieur à la loi, mais qui risquerait cependant de mettre en danger tout le sens de la loi et de la légalité.
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