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Définitions des termes :
- silence : • Absence de bruit, d'agitation. • Fait de ne pas parler, de se taire. • Moment où l'on cesse de parler. • Fait de ne pas vouloir ou de ne pas pouvoir exprimer sa pensée, ses sentiments. • Fait de laisser entendre sa pensée, ses sentiments, sans les exprimer formellement. • Fait d'entrer en communion, en communication intime, sans le secours de la parole. NB : Minute de silence. Minute de silence qu'une assistance recueillie observe à la mémoire d'un (des) mort(s)
- sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
Extrait du corrigé : Le silence impliquant l'absence de langue, il ne peut pas avoir de sens. 2) L'absence de parole n'implique pas l'absence de langage : des gestes faits en silence peuvent être signifiants, mais ce n'est pas le silence qui est signifiant en eux, c'est leur rapport à un certain code de signification. Par exemple, si je tends le doigt pour désigner à quelqu'un la chose qui se tient devant moi plutôt que de la nommer « ordinateur », nous sommes dans le sens, mais c'est grâce à mon geste de désignation et non au silence qui nous entoure 3) Le silence ne peut avoir de sens qu'en tant qu'énoncé silencieux ou sous entendu. Si le silence communique quelque chose, c'est un message sous entendu, ce n'est jamais en tant que silence comme néant de langue. En lui même, le silence n'est donc pas porteur de sens. II : Dépasser les limites de la langue. 1) Le silence comme accès à l'absolu, ou le principe de la théologie négative. En effet pour la théologie négative, exprimer l'absolu par des concepts c'est le réduire à ce qu'il n'est pas, l'enfermer dans un moule trop petit pour lui. Le seul sens capable d'exprimer un rapport à l'absolu, c'est donc de se taire. Le silence eest alors le signe de l'absolu.
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Le corrigé du sujet "Le silence a-t-il un sens ?" a obtenu la note de : aucune note
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Il y a des silences pesants ou « lourds de sens ». Le silence semble parfois en dire plus qu’un long discours. Mais, ce surplus de sens est il une propriété intrinsèque au silence ?
Si le silence en dit plus long, n’est ce pas simplement qu’il n’est au fond qu’un discours silencieux, un « sous-entendu ». Sous le silence il y aurait toujours un discours contracté qui fait sens.
Le sens est une propriété des signes entre eux et plus particulièrement de leur association dans la langue selon des lois sémantiques et syntaxiques. Il semble donc que silence n’ait aucune place dans l’élaboration du sens.
Pourtant, le silence peut lui même être pris comme signe, il devient alors signifiant, mais que signifie-t-il ? Est ce qu’il ne renvoie à rien ou au contraire à une réalité au delà de toutes celles que dénotent les signes de la langue ?
Le sens est une propriété des énoncés, le silence semble donc en dehors du sens, pourtant, lorsque les mots manquent, le silence paraît signifiant. Le sens s’arrête-t-il avec la langue ou s’étend il dans le silence ?
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