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Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
Extrait du corrigé : Les sciences affirment leur autonomie, non par un simple accroissement de leur contenu, mais bien plutôt par une modification de leurs méthodes. Ce que cherche à expliquer Galilée est bien ce dont se préoccupait la théorie astronomique d'Aristote ; mais sa recherche se fait inductive (et complémentairement expérimentale), alors que la tradition aristotélicienne restait entièrement déductive. La découverte des lois scientifiques obéit dès lors, dans tous les domaines, à la distinction que thématisera Kant : on doit distinguer un monde phénoménal d'une réalité nouménale, et la loi concerne le premier, même si elle n'apparaît pas directement dans les phénomènes eux-mêmes, tandis que l'univers nouménal (le fond du « réel ») nous reste inconnu. Ce qui fait de la philosophie un discours autre que celui de la science, c'est son obstination à penser (puisqu'elle ne peut les connaître) les noumènes. Lorsqu'à partir du XIX siècle, l'homme commence à se considérer comme un objet de science possible, on constate que les disciplines scientifiques qui entreprennent de le cerner - les sciences humaines - entendent bien se détacher de toute emprise philosophique, ne serait-ce qu'en adoptant des méthodes qui autorisent une approche « objective » de l'être humain (tests et recherche de laboratoire en psychologie, enquêtes et traitement statistique en sociologie, etc.). Tandis qu'il est reproché à la philosophie de ne pouvoir se dégager d'un « point de vue » qui, même s'il n'est pas strictement « subjectif », renvoie nécessairement à quelques postulats métaphysiques, et donc étrangers à toute science possible. Il semble ainsi, à considérer hâtivement l'évolution des deux domaines, qu'on aboutisse à une hétérogénéité. Celle-ci est-elle de nature à interdire désormais toute relation, toute réflexion de la philosophie sur les sciences ? Rien n'est moins sûr.
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Le corrigé du sujet "La philosophie peut-elle se passer d'une réflexion sur les sciences ?" a obtenu la note de : aucune note
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