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Extrait du corrigé : On traitera en seconde partie de l'aspect politique de la question. IV - UNE DEMARCHE POSSIBLE Commençons par déterminer ce qu'il faut entendre par opinion. Disons d'emblée que la philosophie à ses débuts, avec SOCRATE et PLATON, se constitue contre l'opinion. Mieux vaut ne rien savoir que mal savoir ou croire savoir : tel est le message de SOCRATE. Or l'opinion est justement ce mélange de savoir et d'ignorance, ce savoir superficiel qui fait croire à tort à quelqu'un qu'il sait bien une chose, alors qu'il ne la connaît pas bien en réalité. Ce n'est donc pas telle opinion, dans son contenu, qui est fausse, mais la forme même de l'opinion, en général, qui la condamne à la fausseté. Qui a une opinion, en effet, ne prend pas la peine de la vérifier, ne prend pas le temps d'en douter. L'opinion serait-elle vraie dans son contenu, serait donc encore fausse quant à sa forme, en ceci que c'est une pensée sans fondement et qui ne prend pas la peine de se donner un fondement. Ce fondement que la pensée doit se donner à elle-même pour être valable, par conséquent pour être vraie nécessairement et non par hasard, est l'examen réfléchi de ses propres pensées et croyances, leur mise en doute radicale, même, comme on peut le voir chez DESCARTES. Il est donc inutile de passer en revue toutes les opinions pour savoir si elles sont vraies ou fausses.
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