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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Est-ce simplement d'assurer une sécurité minimale, un cadre de vie stable aux citoyens ? Ou est-ce de guider les citoyens dans un projet commun, par exemple un projet de vertu ou de bonheur ? L'extension du pouvoir du gouvernement sera très différente dans ces deux cas : dans le premier cas son pouvoir sera en quelque sorte purement administratif ; dans le second, la relation du gouvernement à ses citoyens sera beaucoup plus étroite, et l'extension de ses fonctions beaucoup plus importante. Aristote, Politique, III « Ce qui définit la cité, c'est la communauté vouée à la vie bonne qui règne entre les familles et entre les groupements de familles, et qui a pour fin une existence parfaite, se suffisant à elle-même. Mais cela ne se réalisera pas s'il n'y a pas habitation d'un seul et même territoire et recours aux liens du mariage. C'est pour cette raison que, dans les cités, les sociétés de parenté et les groupements confraternels, les cérémonies de sacrifice et les réjouissances en commun ont vu le jour. C'est là la fonction de l'amitié, car l'amitié n'est pas autre chose que le choix de la vie en commun. On peut donc dire que la fin de la cité, c'est la vie bonne, et que toutes ces institutions, pour leur part, existent en vue de la fin. Une cité c'est une communauté qui se réalise entre groupements de familles ou entre villages pour une vie achevée et suffisante à elle-même, autrement dit pour une vie heureuse et honnête. C'est donc en vue d'actions droites que doit s'instituer la communauté politique, mais nullement en vue de la vie en commun.
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Le corrigé du sujet "Le meilleur des gouvernements est-il celui qui gouverne le moins ?" a obtenu la note de : 









8 / 10
renoncer celui gouverne nous-mêmes objectivité opinions meilleur science pouvons-nous partir autrement régimes qu'à mort connaître moins gouvernements autrui toute admettre penser recevables démocratie
Le sujet semble d’emblée de formuler sur un paradoxe : en effet, à l’évidence, un gouvernement semble précisément mis en place pour gouverner. Et qu’est-ce que gouverner sinon imposer une ligne de conduite, un cadre juridico-politique à l’ensemble des individus regroupés en société ?
Il est donc intéressant de s’interroger, car c’est au fond de cela qu’il s’agit, sur les méthodes éventuelles qu’un gouvernement, pour être le plus efficace et le plus bénéfique relativement à la société qu’il commande (car il doit être « le meilleur »), doit mettre en place. Est-il plus efficace et plus profitable à la société qu’il encadre s’il ses propres règles pèsent moins lourdement, ou en tout cas moins lourdement sur la société ?
Il s’agit donc de comprendre que ce qui est ici à la question, c’est précisément la définition, l’essence même de ce qu’on appelle « gouverner ». On touche ainsi à l’essence de l’exercice politique. Et avec elle à l’essence de ce qu’on peut appeler une politique libérale (par opposition par exemple à l’Etat Providence et au paternalisme).
Il s’agit donc de s’interroger sur la fonction même de l’Etat et a fortiori sur les conditions de son efficacité et de sa pérennité.
Problématique
Peut-on légitimement affirmer qu’un gouvernement qui exerce son autorité et son pouvoir d’encadrement de manière presque invisible et libérale est, de manière nécessaire, le plus efficace et le plus bénéfique pour la société qu’il doit diriger et permettre de progresser (ce qui correspond aux critères du meilleur gouvernement relativement à sa fonction de protection et de progression de la société) ? Quelle est donc, en droit, l’essence même du gouvernement, mais aussi et surtout de son exercice ?
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